vendredi 25 avril 2008

Saisi sur le vif - apré 16r



Salut,


Je note rien de particulier. Il faut distinguer l'événènement médiatique de ce qui s'est passé réellement. Je suis un sceptique, le stade en réalité était un peu vide... Ce qu'on peut souhaiter c'est que tout cela ne se transforme pas un culte de la personnalité où toute critique serait tue. J'espère surtout que Césaire sera plus lu, plus étudié... son action politique mieux analysée. Sur ce dernier point on n'a rien entendu.... Mais bon les choses vont se mettre en place. Quoiqu'il en soit, Il avait le respect et l'admiration de son peuple, c'est mon sentiment profond. Même en t'écrivant je ressens une profonde émotion alors que politiquement je n'ai guère d'admiration pour lui. Je crois qu'il y a quelque chose de plus profond, bien au delà de ce qu'on voit à la télé. Cett télé de merde qui l'a boycotté de son vivant... Il y a 20 ans, je crois qu'il y aurait un plus grand déferlement, un tsunami de personnes et sans la télé. Là je pense que c'était un peu suscité...
bien à toi

xxx


Ka'w fè ...

Le culte de la personne est momentané, c'est sans doute un besoin du pep et une émotion collective, l'épanchement qui lui est coutumier. On découvre aussi qu'au-delà du personnage physique il y avait chez le poètre une résonance quasi-mystique, un amour de l'humain et une grande compassion.

L'œuvre littéraire rendue accessible, elle aura pour un temps un retentissement certain. Au delà de l'admiration qu'elle suscite, y compris chez ceux qu'elle dénonce, le passage aux applications sociales se fondra sans doute plus la prise de conscience des besoins urgents au niveau planétaire que dans la révolution anti-capitaliste. On ne résoud pas les problèmes écologiques sans de grosses sommes d'argent...

Les faiblesses de l'homme Césaire, tous les grands en ont eues. Il y aune certaine solitude à être visionnaire, et un contact difficile avec le commun des hommes. Dans le contexte où il œuvrait, l'homme a quand même fait fort. Quant à ce que les média ont fait de l'événement, on ne s'étonne plus de ce traitement, de ses inepties, de ses emphases déplacées, qui rejoignent le besoin populaire...

Amitiés

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