mardi 25 janvier 2011

Stade de France - Saint Denis



C’est un ciel de janvier, un ciel d’hiver avec sa lumière fantomatique et ses lueurs sépulcrales. Tout semble gris, les murs, les rues sont gris, la grisaille joue des couleurs, puis il y a ce froid amené par un vent du nord  faisant que l’on accélère le pas ou que l’on s’abrite dans les  abris-bus afin de couper son élan et sa pénétrance, s’il ne tenait qu’à cette froidure, elle nous mordrait.

Evariste Zephyrin




























samedi 22 janvier 2011

Cahier d’un Retour au Pays Natal


"Et cette joie ancienne m’apportant la connaissance de ma présente misère, une route bossuée qui pique une tête dans un creux où elle éparpille quelque cases ; une route infatigable qui charge à fond de train un morne en haut duquel elle s’enlise brutalement dans une mare de maisons pataudes, une route follement montant, témérairement descendante, et la carcasse de bois comiquement juchée sur de minuscules pattes de ciment que j’appelle « notre maison », sa coiffure de tôle ondulant au soleil comme un peau qui sèche, la salle à manger, le plancher grossier où luisent de têtes de clous, les solives de sapin et d’ombre qui courent au plafond, les chaises de paille fantomales, la lumière grise de la lampe, celle vernissée et rapide des cancrelats qui bourdonne à faire mal … "

Aimé Césaire

lundi 10 janvier 2011

Aimé Césaire: l’hommage de la Nation martinique - ParisMatch.com

Alors que Nicolas Sarkozy est en voyage officiel aux Antilles pour 72 heures, l’Elysée a annoncé hier que la mémoire de l’écrivain et penseur martiniquais, mort en 2008, sera honoré en avril prochain, lors d’une cérémonie au Panthéon.
 
Yannick Vely - Parismatch.com 
 

"Un symbole fort pour tous les Antillais. Dès son arrivée en Martinique vendredi soir, le président de la République Nicolas Sarkozy, accompagnée de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, s’est rendu au domicile de la sœur d’Aimé Césaire. Le Chef d’Etat désirait s’entretenir avec Mireille Millou de l’hommage que rendra la Nation à la mémoire du penseur martiniquais, chantre de la «négritude» - la fierté d’être Noir. Après cet entretien – «chaleureux» selon l’adjectif même du communiqué–, une annonce officielle a été faite, avec le détail de la cérémonie, qui se tiendra en avril prochain.

«Une plaque à la mémoire du grand intellectuel et de l'homme engagé de la Martinique sera scellée au cœur du Panthéon, marquant ainsi la reconnaissance de la France dans son ensemble», explique l’Elysée. Le corps d’Aimé Césaire restera lui, conformément à sa volonté, en Martinique. Et le communiqué de rappeler les liens tissés entre l’écrivain et Nicolas Sarkozy qui s’étaient rencontrés une première fois en mars 2006.

Aimé Césaire avait pourtant refusé de rencontrer l’actuel Président de la République en 2005, après le vote d'une loi soulignant le «rôle positif» de la colonisation par le Parlement français et il a fallu l’abrogation d’un des articles les plus controversés du texte pour qu’il revienne sur sa décision. Aimé Césaire lui avait offert à cette occasion une version de son «Discours sur le colonialisme» publié en 1954 qui établissait des parallèles entre la colonisation et le nazisme. Par la suite, le chef de l'État avait baptisé l'aéroport de la Martinique du nom d’Aimé Césaire. L’ancien maire de Neuilly avait également organisé les obsèques nationales de l’ancien maire de Fort-de-France, après sa disparition le 17 avril 2008, avant d’y assisté personnellement.
Un grand écrivain, une figure de la politique

Poète engagé, homme politique, figure de l’anticolonialisme, Aimé Césaire incarne la Martinique et les Antilles plus que tout autre. Né en 1913 à Basse-Pointe, sur l’Ile aux Fleurs, le futur député rejoint la Métropole pour des études brillantes – hypokhâgne au lycée Louis-Le-Grand, Normale Sup – et crée aux côtés Léopold Sedar Senghor, futur président du Sénégal et Léon Gontran Damas, intellectuel guyanais, la revue «L’Etudiant noir», en 1932, qui marquera toute une génération de penseurs, tant elle revendique la fierté d’être Noir, la «négritude». De retour en Martinique avant la seconde guerre mondiale, il deviendra maire de Fort-de-France sous l’étiquette communiste en 1945, à l’âge de 32 ans, et occupera dès lors une place importante dans la vie politique des Antilles. Député de 1945 à 1993, fondateur du Parti progressiste martiniquais en 1958, Aimé Césaire a toujours défendu la cause du peuple antillais au sein de la France, sans jamais revendiqué l’indépendance de la Martinique, ce qui lui sera parfois reproché. Retiré de la vie politique en 2001, il avait soutenu Ségolène Royal lors de la dernière campagne présidentielle de 2007.

Grand humaniste, ses œuvres littéraires sont aujourd’hui lues dans le monde entier. «Cahier d’un retour au pays natal», «Les Armes miraculeuses», «Corps perdu», «Une saison au Congo» et bien sûr ces grands discours, sur le colonialisme et sur la négritude, sont autant de joyaux à découvrir ou à relire, tant ils ont marqué l’histoire contemporaine. Point final

– Envoyé à l'aide de la barre d'outils Google"

Le Figaro - Flash Actu : Décès du chanteur John William

: "Le chanteur franco-ivoirien John William, interprète de La Chanson de Lara du film Le Docteur Jivago, est mort hier soir à Antibes (sud-est de la France) à l'âge de 88 ans, a annoncé ce soir sa fille Maya.

Après avoir remporté en 1952 le grand prix d'interprétation de Deauville (ouest de la France) pour la chanson 'Je suis un nègre', ce chanteur à la voix chaude et grave s'était fait connaître avec 'Si toi aussi, tu m'abandonnes', la chanson du film 'le train sifflera trois fois'.

L'interprétation des bandes son de La Grande Evasion et du Jour le plus long sont aussi au nombre de ses succès.

A partir de 1968, il a quitté progressivement les planches de music-hall pour se produire dans les églises, passant de la chanson profane à ce qu'il appelle le 'modern spiritual'.

De son vrai nom Ernest Armand Huss, né en 1922 en Côte d'Ivoire d'un père alsacien et d'une mère ivoirienne dont il avait été séparé très jeune, John William avait grandi en France et connu la déportation de mars 1944 à mai 1945 au camp de Neuengamme en Allemagne, après avoir été mis en cause dans un sabotage.

'La découverte qui devait changer toute ma vie, je la fis un soir dans l'obscurité d'un cachot. Alors que nous étions en plein spleen, l'un de nous proposa que chacun chante une chanson pour rompre le silence', a-t-il raconté bien plus tard. Tous lui prédisent alors une carrière de chanteur.

Sorti de l'enfer des camps, il prend des cours de chant et débute dans les cinémas et cabarets.

John William qui avait effectué en 2005 une tournée d'adieu en Martinique avait été fait chevalier de la légion d'honneur à la fin de cette année 2005.

– Envoyé à l'aide de la barre d'outils Google"


vendredi 7 janvier 2011

Hommage national à Aimé Césaire en avril

La France honorera le poète martiniquais Aimé Césaire par un hommage national en avril au cours duquel une plaque à sa mémoire sera scellée au Panthéon, a annoncé l'Elysée.Lire la suite l'article

PHOTOS/VIDÉOS LIÉES

HOMMAGE NATIONAL À AIMÉ CÉSAIRE EN AVRILAgrandir la photo
Dès son arrivée en Martinique vendredi, Nicolas Sarkozy s'est rendu chez la soeur du chantre de la "négritude", mort en 2008, pour discuter de cette initiative.
Dans un communiqué, la présidence indique que cette cérémonie permettra à la France de "marquer sa reconnaissance" envers "le grand intellectuel et l'homme engagé de la Martinique" que fut Aimé Césaire.
Elle souligne que "son corps restera, conformément à sa volonté, sur cette terre de Martinique qu'il a si bien incarnée pendant plus d'un demi-siècle".
Aimé Césaire avait refusé en 2005 de rencontrer Nicolas Sarkozy après le vote d'une loi soulignant le "rôle positif" de la colonisation par le Parlement français
Après l'abrogation d'un des articles les plus controversés du texte, il avait finalement accepté de recevoir en mars 2006 celui qui était encore ministre de l'Intérieur, lui offrant une version de son "Discours sur le colonialisme" publié en 1954 qui établissait des parallèles entre la colonisation et le nazisme.
Elu président de la République, Nicolas Sarkozy avait fait organiser des obsèques nationales pour Aimé Césaire, mort à l'âge de 94 ans en avril 2008.
"Par cet hommage simple mais solennel de la République, le chef de l'Etat souhaite respecter la mémoire d'un homme qui avait fait de la modestie une exigence de tous les jours", indique encore l'Elysée dans son communiqué.
Yann Le Guernigou

dimanche 2 janvier 2011

Sénégal: Un musée des civilisations noires 'Khelcom'

"Saly, Sénégal – Le chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade, a procédé mardi dans la soirée à Saly Portudal (80 km au sud de Dakar), à l’inauguration du musée des civilisations noires dénommé «Khelcom». Au cours de la cérémonie d’inauguration qui a eu lieu en présence du ministre de la Culture et des Loisirs, le Dr Serigne Mamadou Bousso Lèye, et qui s’inscrit dans le cadre de la 3ème édition du Festival mondial des arts nègres (du 10 au 31 décembre), le président Wade a indiqué que cette structure dont le promoteur est le collectionneur d’art sénégalais Mourtala Diop, «doit être le reflet de l’Afrique».

Tout en préconisant la mise en place rapide d’un Conseil d’administration pour ce musée, le chef de l’Etat a souligné que dans cette structure, devraient figurer des hommes comme Mourtala Diop, ainsi que de grands artistes, en vue d’orienter les décideurs dans leurs politiques culturelles.

Selon lui, «le musée n’est pas seulement de l’art. C’est un milieu de conservation et pour cela, il faudra des archéologues et d’autres spécialistes des objets et des hommes. Il est aussi un élément intrinsèque du Festival mondial des arts nègres. Ce qui fait qu’il constitue une décentralisation du festival».

Révélant que le promoteur avait réalisé ce musée tout seul, «sans l’apport de personne, le président a souligné que Mourtala Diop a «posé un acte de foi qui vous honore. En cela, vous êtes un leader au sens le plus noble du terme. L’Afrique a besoin d’exemples, et vous en êtes un. Il faut avoir l’audace d’espérer, sans quoi, la vie n’aurait pas de sens. Cette audace, vous l’avez eue et le résultat est remarquable».

Disant avoir alors des raisons particulières de se déplacer pour inaugurer ce musée, «qui est une contribution extraordinaire à l’aménagement culturel du Sénégal», Wade s’est dit «certain que les opérateurs touristiques de Saly trouveront, à travers le musée de Khelmcom, une valeur ajoutée importante pour la valorisation de la destination Sénégal».

Revenant sur le 3ème Festival mondial des arts nègres, le chef de l’Etat l’a qualifié de «réussite incontestable, du fait de la forte présence de la diaspora».

Faisant montre de sa satisfaction totale, il a indiqué que 6000 personnes, dont des artistes de toutes les catégories, ainsi que des délégations de près de 80 pays ont participé au festival, avant de se demander: «Quel est le pays africain qui n’a pas envoyé de représentants? Nous avons impliqué les Africains qui ont montré que ce festival est un honneur et ont envoyé des délégations pour se produire dans les différentes scènes mises en place pour l’occasion. Donc, le festival a été une création sénégalaise, mais réalisé au plan africain et que tous les Africains ont été associés».

«Le festival n’a pas de prix. On ne peut pas expliquer l’impact qu’il a eu sur les peuples noirs. Les autres festivals aussi avaient leur impact, leur valeur, mais dans la vie, il faut peser sur la balance de la progression. Le 3ème festival ne s’est pas fait à Sorano. Il est sorti dans les rues et dans les villages, à Dakar et dans les villes de l’intérieur du pays», a-t-il dit, avant d’ajouter que ce festival a «permis aux différentes communautés noires de s’exprimer par des moyens artistiques. Il a aussi permis aux savants, aux écrivains, entre autres, d’exposer leurs contributions dans le cadre de la renaissance africaine».

Selon le président Wade, «ceux qui parlaient du coût financier du festival n’en savaient pas grand chose. C’est vrai que le budget du 3ème festival était estimé à 70 milliards de F CFA (environ 140 millions de dollars américains). Mais en vérité, le Sénégal n' en a dépensé que 5 (10 millions de dollars) de son budget. Les autres pays ont donné 4 milliards pour certains, d’autres, 3 à 2 milliards, alors d’autres ont donné moins que cela».

Cette précision faite, le chef de l’Etat s’est demandé qui va organiser la 4ème édition, pour dire que «celui ou ceux qui vont s’y atteler auront du pain sur la planche, car arriver à faire plus que ce qui a été fait à la 3ème édition de ce rendez-vous culturel mondial sera difficile».

– Envoyé à l'aide de la barre d'outils Google"

samedi 1 janvier 2011

2011

 
Radis d'amis d'arpents, cinéma coutumier
panse d'ébréchés verts et lutins dinatoires...

Chaque année sa rumeur et son pire.


Le poète témoin qui aspire et respire,
Crie plus fort et redit son audace d'aimer.

Loti


LA BELLE AMOUR HUMAINE



Heureuse année à mon ami l'Homme !
Heureuse année aussi à ceux qui se cherchent et ne se trouvent pas encore .
Heureuse année aussi à ceux qui ont trébuché dans le chemin difficile .
Heureuse année quand même à ceux qui ne croient a rien, même pas a eux-mêmes .
Heureuse année, bien sûr, à tous ceux qui souffrent, luttent, espèrent et croient toujours .
Heureuse année à tous mes frères , mes amis , 
                           à tous mes compagnons du spirituel
                           qui combattent pour trouver la joie, 
                           la paix du coeur, 
                           et le sentiment du devoir accompli .

                                     Jacques Stephen ALEXIS  (1957)