mardi 26 juin 2012

26 JUIN 1913 ...Naissance d'Aimé CÉSAIRE



« ma négritude n'est pas une pierre, sa surdité
ruée contre la clameur du jour
ma négritude n'est pas une taie d'eau morte ruée contre la clameur du jour
ma négritude n'est pas une taie d'eau morte
sur l'œil mort de la terre
ma négritude n'est ni une tour ni une cathédrale
elle plonge dans la chair rouge du sol
elle plonge dans la chair ardente du ciel
elle troue l'accablement opaque de sa droite patience. »


Cahier d'un retour au pays natal

dimanche 24 juin 2012

Lames soeurs



De celles que l'eau affleure
De larmes  que terre  enterre
Ne garder qu'alluvions
Du sel que l'île altère
Et porte à l'aile-fleur
N'élancer qu'aileron
Des sables que lames soeurs
Partagent dans l'air lointain
N'aurais-je que l'illusion ?

Jocelyne Mouriesse

lundi 18 juin 2012

Le temps et ses frasques







Ici le temps est couci-couça, il ne fait ni très chaud ni très froid, les températures  sont agréables sans être fraîches,  mais le manque de lumière insupporte et attriste ce jour, pourtant le ciel est blanc, on a l'impression que  les nuages font barrage aux rayons du soleil, encore un jour  qui s'annonce sombre et sans entrain.

Rien dans l’atmosphère  indique que nous sommes à la fin du printemps, encore moins à l'amorce de l'été, tant ce temps incertain  me semble hors saison. 

Le fleurissement printanier n'a rien eu d'exaltant, très en deçà de l'habituel saisonnier.  

Dans les parcs et les allées  des abords, les robiniers faux-acacias ne nous ont gratifiés  de leurs abondantes  grappes de fleurs blanches, ni odoré l’air, leur floraison  fut somme toute  d’une relative discrétion.

 Sur les talus de terre, dans les espaces  en friche  où les fleurs des champs trouvent refuge  pour échapper aux pesticides, là où jadis je voyais des imbrications florales et des cohabitations végétales, quelques rares coquelicots esseulés offrent leurs pétales au vent.

Le printemps se termine sur une panne de fleuraison  et une abondance de pluie, qui favorise  la pousse des herbes, des graminées sauvages et autres plantes rudérales, offrant à mes alentours des pelouses  verdoyantes  et un paysage viride et humide.

Evariste Zéphyrin

   

vendredi 15 juin 2012

Soleil absent

Un ciel en panne de lumière. En région parisienne un temps exécrable, maussade, pluvieux, gris et instable a pris en otage le soleil. 


Attristés nous assistons à la tragédie... 

 Evariste Zephyrin

jeudi 14 juin 2012

« Récitation pour Hector Bianciotti »



« Il y aura sans doute une bourrasque rétive sur la Pampa, un soupir italien dans les lettres les plus belles, et bien sûr le tressaillement de cette langue de France offerte à l’autre imaginaire ­­̶ venu de loin, venu d’ailleurs et de nulle part ̶ soumise à la vision subtile, océanique, et tellement large des grands lecteurs.
Toute l’origine projetée dans l’horizon, tant de langues désirées, de passages assumés, sous l’arc-en-ciel des sentiments !
J’ai gardé la douceur de la voix, les beautés de l’accent, l’élégance inscrite dans une majesté simple, la courtoisie princière, cette ouverture aux étrangetés créoles du jeune apprenti romancier accueilli à l’entrée du palais, et puis cette présence fidèle, l’exigence attentive…
Alors voilà : ce qui hurle aujourd’hui, qui hurlera longtemps, à chaque paupière et dans chaque ronde du sang, ce qui suspend la perte et qui défait l’absence,
Hector, c’est tout l’honneur d’une amitié, et d’une reconnaissance, et d’une lumière très proche du plus profond vivant, instruite des mutations de l’amour, soucieuse des plus beaux indicibles de la littérature élevés aux longues spirales du chant et aux murmures intelligents de la mélancolie. »
Patrick Chamoiseau

dimanche 3 juin 2012

Une nuit orageuse



Bonjour ***

Merci pour la pensée, j'espère que ta nuit fut agréable et belle, la mienne a été agitée à cause des orages, je pensais que nous avions fini avec les giboulées de mai, mais il semble  qu’en juin, ce sont les terribles orages du midi, qui ont migré en région parisienne.

Cette nuit vers 2 heures du matin, il y eut des éclairs, du tonnerre et de la pluie. Les éclairs zébrèrent  le ciel et éclairèrent la nuit, puis il tonna avec une rare intensité, faisant monter en moi quelques sentiments d’inquiétudes, en fait j'eus peur, quand un coup de tonnerre fit trembler l’immeuble, je me sentis subitement redevenir enfant et plongea dans les draps comme voulant me protéger ou me faire tout petit comme un enfant en faute.

Mais, ma curiosité l’emporta  et j’allais à la fenêtre admirer ce déferlement de la nature, je vis la  rue en bas de la maison inondée, elle  débordait, les quelques voitures qui roulèrent à ce moment, le firent au ralenti mais cela n’empêchait pas que leurs roues projetèrent des gerbes d’eau de part et d’autres de la route.   J'eus comme l'impression de me retrouver aux Antilles face à un gros orage tropical.

Je retournais dans ma couche, après avoir échoué à immortaliser cette nuit avec mon appareil photo, une résolution trop faible, puis, je n’eus pas le réflexe d’en faire une vidéo. 

Quelques minutes plus tard, un coup de tonnerre tonitruant retentit, je me levai du lit, me rendis à nouveau à la fenêtre voir si la foudre était tombée sur un bâtiment des alentours, après avoir scruté les environs, je ne vis rien et  conclus qu'elle est tombée dans la forêt voisine.

En tout cas, pendant cette nuit le ciel  sembla se déchaîner,

Ce matin, le temps est fade, le ciel gris souris, un brin de vent fait faseyer les peupliers qui font face à ma fenêtre, et il fait relativement chaud, j'ai le ventilateur allumé.

Je te souhaite un bon après midi et une bonne fête des mères.

Je vous embrasse.

Evariste Zephyrin,