dimanche 27 mars 2016

L'Étrangère


Quand j'étais petite on m'avait appris à l'école que mon pays était arabe , que le peuple était musulman et qu'à l'arabisme il s'apparentait . Un enseignant Palestinien nous faisait même répéter chaque matin : "أمة عربية واحدة ذات رسالة خالدة " , une seule nation arabe au message éternel", j'ignorais à ce moment là que c'était un slogan baâthiste À la maison j'ai grandi en m'imprégnant de la culture Française, le nez dans les classiques de la littérature francophone, les yeux rivés sur Antenne 2, les oreilles tendues sur RMC, un pied à Alger un pied de l'autre côté de la mer.

Puis j'ai passé 21 ans de ma vie au Moyen Orient . J'ai fait la connaissance de près de différents peuples, traditions, gastronomies, histoires, patrimoines culturels.

J'ai travaillé pendant 13 ans en Arabie, partagé le quotidien du petit peuple, côtoyé une vingtaine de nationalités différentes, appris à ranger mes petits préjugés et mes idées préconçues par les médias propagandistes et à respecter la différence.

Partout où j'ai été j'ai su m'adapter au style de vie des citoyens, j'ai été respectée, bienvenue, aimée, mais à aucun moment je ne me suis sentie une des leurs ; il y avait toujours une petite voix dans ma tête qui répétait sans cesse : "Mais qu'est ce que tu fais là !? ".

Je faisais taire cette petite voix en me disant que toute expérience est un enrichissement et que cette diversité culturelle a construit ma personnalité.

En Arabe on dit "من عاشر قوما أربعين يوما صار منهم ", celui qui vit avec un peuple pendant 40 jours devient l'un d'eux, mais c'est faux, je suis restée L'Étrangère et mon identité n'a fait que se confirmer et se solidifier. Je ne leur ressemble pas et à l'école on m'a menti.

C'est en vivant en Orient, en Arabie et en voyageant en Occident que je sais plus que jamais que je ne suis ni Orientale, ni Arabe et ne peux être une Occidentale.

Je suis une Africaine, Algérienne, Berbère.
Je suis Moi.

Bonsoir le monde , bonsoir l'humanité !!!

Taous Ait Mesghat

samedi 26 mars 2016

UN NÈGRE AU SERVICE DE LA FRANCE


Selon l´écrivain Alain Mabanckou, les noirs de France ne doivent rien demander à la France. Ils doivent plutôt remercier la France tous les jours de les avoir éduqués, civilisés. Ils doivent baisser la tête. Ce sont eux qui ont vendu leurs frères comme esclaves. Je(Alain Mabanckou) ne conseillerai jamais à mon fils d'aller en Afrique(Congo Brazza), car elle n'a rien à apporter.
Les nègres de maison.

"Les nègres de maison sont ceux qui vivaient dans la maison du maître, ils mangeaient bien parce qu'ils mangeaient comme le maître. Ils vivaient au grenier ou dans la cave, mais ils vivaient près du maître; et ils aimaient le maître plus que le maître ne s'aimaient lui-même. Ils donnaient leur vie pour sauver la maison de leur maître, plus volontiers que le maître lui-même." - Malcom X

Patrick Mba´lla