lundi 10 décembre 2018

Noël pour les Gilets Jaunes



C'est Noël avant l'heure pour les Gilets Jaunes, à moins que ce ne soit de l'enfumage.

mardi 4 décembre 2018

La crèche de papier


"Comme partout dans ce canton, Noël s'invite, il vient à la rencontre de ceux et celles qui veulent bien l'accepter. A Orselina, il se manifeste par quelques lumières installées dans les rues, d'un grand sapin décoré devant la petite église de Saint Bernard, qui ne se distingue en rien des autres églises du Tessin, si ce n'est par son Christ en croix inséré dans un cercle qui domine l'autel où officie le curé. Toutefois, en ces temps d'athéisme et de recul de la foi, l'église Saint Bernard d'Orselina est plus souvent désertée qu'habitée par ses paroissiens, la foule ne s'y presse lors des offices, le prête messe face à une dizaine de fidèles tout au plus."

La crèche de papier

vendredi 30 novembre 2018

ET CAETERA


Devant la menace allemande, les Anciens Combattants Sénégalais
adressent un câblogramme d'indéfectible attachement.
(Les Journaux.)

 Aux Anciens Combattants Sénégalais
aux Futurs Combattants Sénégalais
à tout ce que le Sénégal peut accoucher
de combattants sénégalais futurs anciens
de quoi-je-me-mêle futurs anciens
de mercenaires futurs anciens
de pensionnés
de galonnés
de décorés
de décavés
de grands blessés
de mutilés
de calcinés
de gangrenés
de gueules cassées
de bras coupés
d'intoxiqués
et patati et patata
et caetera futurs anciens
Moi
je leur dis merde
et d'autres choses encore
Moi je leur demande
de remiser les
coupe-coupe
les accès de sadisme
le sentiment
la sensation
de saletés
de malpropretés à faire
Moi je leur demande
de taire le besoin qu'ils ressentent
de piller
de voler
de violer
de souiller à nouveau les bords antiques
du Rhin
Moi je leur demande
de commencer par envahir le Sénégal
Moi je leur demande
                            de foutre aux "Boches" la paix

Léon Gontran DAMAS
(pigments, éditions Présence Africaine)

dimanche 18 novembre 2018

Les Muses libyques symboles du génie féminin


Les Muses, Musae, Camaenae, sont les Déesses qui président aux sciences et aux arts libérales. D'abord Divinités de l'inspiration poétique et musicale dans le Panthéon des anciens Hellènes, elles ont passé ensuite dans celui des Romains, qui y ont vu la personnification des sciences humaines. Néanmoins bien avant ça elles étaient connue chez les Libyens comme des prophétesses qui effectuaient une danse sacré où cours de laquelle elles reçurent des révélations divines.

On a donné beaucoup d'interprétations au nom et à la signification supposée des Muses. Ainsi leur nom viendrait, suivant Jean Diaconus, de deux mots : omou ousai (= étant ensemble), et suivant Leclerc du mot phénicien motsa (= inventrice), que les anciennes colonies de la Phénicie auraient apporté en Hellénie.

D'après le système de Leclerc, qui donnait à tout un sens historique (Evhémérisme), un chœur de neuf vierges, d'abord célèbre par ses talents en Béotie et en Thessalie, fut institué par Amen, Roi de cette dernière contrée. Les âges suivants imaginèrent qu'elles avaient inventé la poésie, la musique et l'éloquence; ils les divinisèrent et leur donnèrent pour mère Mnémosyne, parce que c'est la mémoire qui fournit les sujets de poèmes et de discours. 

Diaconus, dans ses allégories sur la Théogonie, voyait en elles une image des âmes, qui, débarrassées des liens du corps, s'épurent en montant plus haut, et, devenant plus légères, connaissent la nature des choses, soulèvent le voile de toutes les vérités, comprennent l'harmonie des astres et pénètrent les mystères de la création.

source

samedi 17 novembre 2018

Le NOUVEL AN ETHIOPIEN "ENKUTATASH"


L'Ethiopie suit le calendrier julien et fête son Nouvel An le 11 septembre. La fête appelée " Enkutatash " marque également la fin de la saison des pluies et la commémoration de Saint-Jean Baptiste. Entre autres réjouissances, pour célébrer l’arrivée de la Reine de Saba à Jérusalem, on s’échange des cadeaux. Plusieurs spectacles de danses et de musiques traditionnelles sont organisés dans tous le pays...
Juste au passage.....sur Le Calendrier Éthiopien...
Inspiré du calendrier julien, est le calendrier officiel du pays. Il compte une année standard de 365 jours divisés en 12 mois de 30 jours et un treizième mois dénommé Puagme (pygmée) qui ne compte que 5 jours ou 6 jours pendant les années bissextiles. Outre l’histoire officielle, la légende veut que les 7 ans qui séparent les calendriers Julien et grégorien soient dus au voyage aller-retour Ethiopie-Bethléem, réalisé par les éthiopiens pour aller s’assurer de la naissance du Christ et rapporter cette bonne nouvelle aux autres. Ce voyage aurait duré 7 ans et 4 mois. Dés lors, les éthiopiens prirent 7 ans de retard pour rentrer dans l’ère chrétienne.
...Et ses Particularités
Le calendrier civil éthiopien présente un certain avantage. L’année commence en Meskerem (11/12 Septembre) et se termine en Puagme (10/11 septembre). L’année scolaire ainsi que l’année fiscale ne se chevauchent pas sur deux années comme en Europe. En Éthiopie la journée commence non pas en plein milieu de la nuit mais avec le levé du soleil. Le jour et la nuit sont divisés en 12 heures égales. Par conséquent, la première heure de la journée en Éthiopie correspond à 7h du matin en France. Et 3h du matin en Éthiopie correspond à 9 h en France. Le soir commence à la fin d’une journée de 12 heures, c’est à dire après 18h en France. Et on recommence à compter 1 heure du soir, 2h du soir (19h, 20h en France). Morale de l’histoire, si un (e) éthiopien(ne) vous donne un rendez-vous à 3h du matin, ne croyez pas qu’il s’agisse d’une avance. L’heure correspond à 9h du matin en France....

source

NOEL ANTILLAIS...NOEL CHRETIEN?



J'ai grandi dans la tradition noël.
... C'est ma fête préférée dans le calendrier. Nous en France et aux Antilles nous avons un calendrier chrétien. 
J'ai toujours chanté de vrais cantiques. Nous avions hérité d'un noël chrétien aux Antilles. L'évolution du monde avec le rejet de tout ce qui concerne Dieu nous donne le résultat suivant:
- il n'y a plus de soirées cantiques. ... oui je dis "SOIRÉE CANTIQUES". un cantique est un chant pour glorifier Dieu.
Aujourd'hui on a enlevé le mot cantique et on l'a remplacé par "chanté nwel" .....
Le chante nwel" qui n'est plus "cantique noel" permet à certains .... (Je dis bien certains aux Antilles et en France) de faire des wèlèlę et des toufé yinyin qui n'ont rien à voir avec les cantiques. 

L'évolution du monde avec un noël très commercial et des personnes qui ne supportent plus le nom de Jésus Christ va entraîner la mort du noël chrétien.

En effet, la fête de noël qui n'était pas une fête chrétienne l'est devenue. Car le pape de l'époque voulait empêcher aux chrétiens de se vautrer dans une fête païenne qui avait pris naissance avec les romains pour fêter le roi soleil.... 

Et donc nous avons grandi dans un noël conduit par l'influence de la religion catholique. Alors faut il rejeter ce noël qui veut mettre Jésus Christ en avant???

Chrétiens attentions. Il y a des courants politiques et religieux qui souhaitent la mort de la chrétienté.

Je ne célèbre pas la naissance de Jésus Christ mais je profite de cette fête pour parler de Jésus Christ.

Profitons de cette fête pour organiser des rencontres où l'on mange, chante et danse en partageant l'amour et joie. En nous réconciliant les uns avec les autres. En libérant ceux et celles qui sont enchaînés par nos rancunes, nos refus de pardon, nos jugements, nos condamnations. ...

Ne nous laissons pas aveugler par ce monde qui s'éloigne des vertus qui nous élèvent vers Dieu.

Que Dieu bénisse notre pays.

J-J

mercredi 14 novembre 2018

Le «chanté Nwèl» dans les Antilles françaises, une tradition qui remonte au XVIIe siècle de Hélène Clément


Les Martiniquais et les Guadeloupéens fêtent Noël depuis le lendemain de la Toussaint. Jusqu’au 25 décembre, ils se réuniront les week-ends, en famille ou entre amis, pour des « chanté Noël », un plaisir simple dont la tradition remonte au XVIIe siècle, à l’époque où la France se lançait dans l’aventure coloniale de ces deux îles des Petites Antilles.

L’article 2 du Code noir promulgué par Louis XIV en 1685 prévoit « l’instruction religieuse des esclaves ». Même s’ils conservent secrètement leurs croyances, ils adoptent la religion de leur maître.

Et les jésuites, chargés de poursuivre cette instruction religieuse, enseigneront aux esclaves à jouer de certains instruments dans le but de former des choristes pour les offices religieux. C’est ainsi que les cantiques de Noël, catholiques et européens, qui remontent au Moyen Âge, prennent leur place dans la tradition musicale créole.

Dès l’annonce de Noël, on ressort des tiroirs son livret de cantiques, un mélange de profane et de sacré avec d’anciennes chansons populaires françaises aux passages en latin, et de refrains en créole. Que la fête commence ! On chante, on danse, on se défoule toute la nuit au son des ti-bois (baguettes de bois), des tambours, du gwoka (typiquement guadeloupéen) et des accordéons, sur des rythmes de biguine, de mazurka, de valse créole, de zouk.

Le « chanté Nwèl » dans les Antilles françaises reste un moment de partage et de solidarité. De bonne chère également. Si, autrefois, on n’offrait que rhum, sirop d’orgeat et chocolat chaud, aujourd’hui le buffet créole en est partie intégrante : boudin créole, pâtés à la viande , ragoût de cochon, pois d’angole et jambon caramélisé au sucre de canne. Le tout, bien sûr, arrosé de rhum, de ti-punch, de schrubb (liqueur à base de rhum et de pelures d’orange) et de punch coco.

mardi 13 novembre 2018

Nos merveilleux Noël d'autrefois

Le réveillon n’existait pas, sinon peut-être dans les familles aisées. Parce qu’on n’en avait simplement pas les moyens. La mort de " ti-Jules ", notre papa (j’avais 7 ans, Michel 6 et Alain 1 et demi), nous avait laissés sans un sou dans la grande maison familiale, qui faisait la différence avec nos copains des cases en paille. Ils venaient chez nous, nous allions chez eux… 

Nous n’avons pourtant manqué ni d’amour ni de cadeaux, ces derniers n’ayant rien à voir avec les débauches de pognon d’aujourd’hui. Nous attendions donc la Nativité avec une impatience très peu chrétienne. 

Le 24 décembre était un jour presque comme les autres, sauf qu’on dînait de bonne heure, histoire de dormir un peu avant la messe de minuit… qui commençait à 23 heures pour finir vraiment à minuit. On chaussait nos " souliers garonne " passés au blanc-de-casque le matin, on mettait des vêtements repassés de frais et en route, à travers la nuit noire les champ de cannes pour Notre-Dame-du-Rosaire. 

L’église sentait bon l’encens et la cire fondue. Madame Manille tenait l’orgue dans son balcon interdit à tout autre qu’elle-même. Elle jouait fort bien et tout l’office résonnait de belles chansons, avec la voix de stentor-ténor de " monsieur Pierrot ", Pierrot Malet, notre instituteur. Son " Minuit chrétiens " reste le plus beau que j’aie jamais entendu. 

Après la messe, le père Collette faisait distribuer de petits choux à la crème de chez " Chinois neuve " et là, Madame Manille, aussi fantaisiste que férue de classique, exécutait bellement quelques airs de Johann Strauss, " Danube bleu " en tête. 

On rentrait à la case et on s’endormait après un coup d’œil au " cyprès de Nöel " dressé dans la pièce du téléphone, sur le devant. Mais ti papa Nouël té pocor arrivé. C’est le matin  qu’on découvrait les cadeaux que Justy, notre mère, s’était malgré tout évertuée à nous offrir. Ils venaient des rares magasins du Sud proposant quelques merveilles comme une panoplie de cow-boy, de chef Indien, d’agent de police... Et, toujours, les derniers arrivages de chez Ah-Ton, nos BD favorites : Buck John, Kit Carson, Tex Tone, Oliver, Akim, Bob Tempest, Red Canyon, Kiwi, Jimmy Ouragan… 

Dans la capeline de nénène Jeanne, pendue au cyprès, il y avait toujours une petite fiole de " l’essence Pompéia ", " Héliotrope blanc ", sinonsa " Eau-de-Cologne Bourgeois ", avec les deux perroquets s’embrassant sur l’étiquette. 

Le repas de Noël, c’était le 25 à midi. C’était la fête… sauf pour les deux volailles de notre basse-cour. Période de fauche oblige, la viande était ordinairement plutôt clairsemée sur la table. Je me souviens des soirs où nous nous répartissions une boîte de sardines à quatre, car il y avait encore 4 sardines dans de la vraie huile d’olive alors. Les malheureuses volailles du 25 étaient donc honorées comme il convient. 

Au dessert, un gâteau concocté par Léone et Rosanne. Et letchis à profusion. C’étaient des Noël modestes mais nous avions les yeux émerveillés devant tant de munificence. L’après-midi, les copains accouraient pour découvrir nos cow-boys de BD. 

Le lendemain, très tôt, nous partions à Sant-Joseph, chez Pépé et Mémé. Nos bons vieux savaient ce que nous aimions et, dès notre arrivée dans les Bas-de-Jean-Petit, nous sautions avec empressement, avec gourmandise, allais-je dire, sur les paquets de Bibliothèque Verte, 10 pour chacun, Michel et moi, tandis qu’Alain faisait vrombir ses petites autos, les Miniatures-Norev ou Dinky-Toys. On honorait aussi comme de juste les grosses gobes caramel marron de madame Ah-Tioune, tout près. 

Encore une journée, nous nous retrouvions en route pour Cilaos où nous attendait mamie Francia chez qui nous passions les mois de janvier-février. Grand-Mère " Mère Fine " tenait au chaud ses pâtés créoles, les vrais, avec de la viande, pas ces affreux ersatz de maintenant qui n’en ont que le nom. Tite-Mère nous offrait les plus belles grappes de muscat de la treille devant sa chambre. Ida avait préparé ses plaquettes de pâte de coing et ses bassines de confitures de goyave et de zévis. 

Les pétards ? Quelques-uns, oui, qu’on allumait en grappe, d’un seul coup, le pied. Et les ballons-sifflette, et les joyeuses parties de " la guerre ", harnachés de nos panoplies toutes neuves qui ne le restaient pas longtemps. 

C’était ça, nos Noël d’antan, sans flonflons ni ostentation. Sans argent mais avec du cœur, de la gaîté, les yeux pleins de pastilles de couleurs devant les efforts que faisaient nos proches pour nous rendre heureux malgré tout. 

Alors oui, il y eut une période de notre existence où Michel, Alain et moi avons connu le dénuement, comme nos petits copains d’école. Mais avons-nous seulement été malheureux ? Pas une seconde ! 

Parce que l’amour n’a jamais manqué. Ni envers nous, ni entre nous. 

Joyeux Noël et Bonne Année à tous ; je vous aime. 

Affectueusement vôtre,
Jules Bénard

source

dimanche 9 septembre 2018

Cendrillon : la fable universelle



Aujourd'hui, visite du musée de la vie paysanne de Mendrisiotto à Stabio.


La directrice de ce musée, une jeune femme plutôt jolie à la chevelure blond vénitien, menue, verveuse et polyglotte, une médiatrice en langue étrangère, chinois et espagnol, parlant très bien aussi le français nous a fait découvrir l'exposition consacrée aux fables et aux contes.

L'origine, la construction, la transmission, la diffusion, la transformation ou l'adaptation du conte ou de la fable au sein des sociétés humaines.

Nous expliquant que la fable se distingue du conte par l'élément magique qu'elle contient : la grenouille qui se transforme grâce à un baiser en "prince charmant", le tapis volant d'Aladin, etc.

Le terme fable prend diverses acceptions, je vous les livre, mais en France, l'élément magique n'est pas retenu pour les différencier, puis conte et fable sont presque des synonymes, quoique la fable recouvre un champ lexical plus vaste : 
1- ce qui sert de matière, de sujet à un récit ;

2 - Sujet de conversation, de propos souvent ironiques ou défavorables concernant les faits et gestes d'une personne ; 

3 - Récit, le plus souvent symbolique, dans lequel l'imagination intervient pour une grande part. Légende relative aux origines des religions, à l'histoire des peuples, etc.

4 - Récit ayant trait à l'Antiquité, relatant notamment les hauts faits des dieux et des héros de la mythologie ;

5 - Court récit allégorique, le plus souvent en vers, qui sert d'illustration à une vérité morale. Les Fables de La Fontaine, réciter une fable, la morale d'une fable ;
6 - Allégation fausse, récit mensonger.

Toutefois, il est possible dans la typologie établie par les folkloristes, ethnologues la fable se distingue du conte par le fait magique.

Nous avons appris lors de nos discussions que le conte le plus commun à l'humanité est le conte de Cendrillon (dans leur terminologie on devrait dire la fable de Cendrillon), et c'est aussi un conte qui remonte aux Sumériens, c'est à dire à la plus ancienne civilisation humaine, puis aux Égyptiens, etc., on pourrait avancer que Cendrillon est un conte universel qui se retrouve partout sur cette planète, de la Chine à l'Afrique, de l'Amérique à l'Europe.

Le conte lui-même évolue en fonction des sociétés et pays, mais la trame reste identique ; la bonne fée marraine de Cendrillon en Europe, au Tibet c'est au corbeau qu'est dévolu ce rôle, au Mexique (Indiani zuni) chez les Mayas ce sont des dindes, en Afrique au Nigeria la fée est une grenouille.

Nous ne nous doutions que le conte de Cendrillon était si vieux et si unanimement partagé par l'humanité.

Puis, au fil de la conversation nos propos ont dévié, pour s'intéresser à d'autres sujets dont la sociologie et la psychologie des Chinois, et d'autres, en tout cas cette rencontre fut fort plaisante et instructive, rendez-vous a été pris pour l'année prochaine.

Je vous mets quelques photos, mais j'y reviendrai.






Evariste Zephyrin
7/12/17