à l'Association des professeurs de français en Haïti (APROFH)
M. Yvon Vallières, Président de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, a remis le premier Prix Senghor-Césaire de l'APF à l'Association des professeurs de français en Haïti (APROFH), hier soir, lors d'une cérémonie, à la Place du souvenir à Dakar, au Sénégal.
M. Étienne Oremil, Président de l'Association, s'est vu remettre le prix au nom de son association. Ce Prix est constitué d'une médaille et d'une bourse de 10 000 euros, que le Bureau de l'APF, lors de sa réunion du 4 juillet dernier, a décidé de compléter par une allocation exceptionnelle de 10 000 euros.
Ce Prix est décerné à une personne physique et morale s'étant particulièrement investie pour la promotion de la Francophonie et pour la diversité linguistique et culturelle.
Par son travail, l'APFROFH participe à la promotion du français sur le territoire haïtien, dans le respect de la langue créole, et contribue à l'éducation, un pilier du développement durable. Le contexte actuel rehausse la pertinence d'attribuer ce prix à cette Association qui a décidé, à l'instar de maintes autres instances haïtiennes, de relever le défi titanesque auquel sont conviés les Haïtiens après le tremblement de terre de janvier dernier. L'APF est plus qu'heureuse d'apporter sa participation à ce vaste effort.
Le Prix est nommé Senghor-Césaire, en mémoire de Léopold Sédar Senghor (1906-2001) et d'Aimé Césaire (1913-2008), deux personnalités incontournables de la littérature francophone et hommes politiques qui ont exercé une influence déterminante en leur temps et qui continuent d'être une source d'inspiration pour leur pays et pour la Francophonie.
Blog dédie au poète Aimé Césaire notamment à son oeuvre, sa poésie et collectant les articles qui ont été publiés sur ce grand homme martiniquais
mercredi 7 juillet 2010
vendredi 25 juin 2010
Préjugés

« Schœlcher, un usurpateur ou un libérateur ? ». Extrait d’une correspondance entre Brissot et Alexandre Dumas qui souhaitaient se présenter à la députation. Mais Schœlcher trouvait qu’ils étaient encore trop noirs pour représenter la France, tous comme Victor Hugo, qui trouvait qu’Alexandre Dumas (père) était encore trop basané pour l’Académie Française...
jeudi 17 juin 2010
Ciné Club Afrique
Un rendez-vous mensuel proposé par RFI, le Musée Dapper et l'Association Racines
avec le concours de la Cinémathèque Afrique de CulturesFrance
et le soutien de la Mairie de Paris.
SAMBA TRAORE
D' Idrissa Ouedraogo, Burkina Faso, 1992, 75
Avec Bakary Sangaré, Mariam Kaba, Abdoulaye Komboudri, Irène Tassembedo

Après avoir participé à un hold-up dans une station-service, à Ouagadougou, Samba Traoré s'enfuit et retourne dans son village, avec une valise pleine de billets de banque.
Au village, il tente d'oublier son méfait et commence une vie nouvelle. Il épouse Saratou et ouvre le bar de ses rêves avec son ami Salif. Mais le village s'interroge sur l'origine de ses moyens et quand Saratou, qui porte son enfant, doit partir accoucher à la ville, Samba comprend qu'il risque d'y être reconnu...
Projection suivie d'un débat, animé par Catherine Ruelle.
Idrissa Ouedraogo - biofilmographie
Né au Burkina Faso, Idrissa Ouedraogo est diplômé de l'Institut africain d'études cinématographiques de Ouagadougou et de l'IDHEC à Paris. Après avoir réalisé plusieurs courts métrages salués par la critique dans les années 1980, il met en scène son premier long métrage, Yam Daabo, le choix en 1987. Couronné par le prix Georges Sadoul, ce film poursuivit sa carrière dans divers festivals et en particulier à la Semaine de la Critique de Cannes, en 1987. Ses deux films suivants, Yaaba (1989) et Tilai (1990 Prix du jury a Cannes) connurent un triomphe international. En 1992, Samba Traore remporte l'Ours d'Argent au festival de Berlin ; Le Cri du Coeur fut projeté en compétition officielle au festival de Venise en 1994, tout comme Kini et Adams à Cannes en 1997. En 2003, Idrissa tourne La Colère des dieux , une réflexion sur le pouvoir et la pénétration coloniale présenté au FESPACO.
avec le concours de la Cinémathèque Afrique de CulturesFrance
et le soutien de la Mairie de Paris.
SAMBA TRAORE
D' Idrissa Ouedraogo, Burkina Faso, 1992, 75
Avec Bakary Sangaré, Mariam Kaba, Abdoulaye Komboudri, Irène Tassembedo

Après avoir participé à un hold-up dans une station-service, à Ouagadougou, Samba Traoré s'enfuit et retourne dans son village, avec une valise pleine de billets de banque.
Au village, il tente d'oublier son méfait et commence une vie nouvelle. Il épouse Saratou et ouvre le bar de ses rêves avec son ami Salif. Mais le village s'interroge sur l'origine de ses moyens et quand Saratou, qui porte son enfant, doit partir accoucher à la ville, Samba comprend qu'il risque d'y être reconnu...
Projection suivie d'un débat, animé par Catherine Ruelle.
Idrissa Ouedraogo - biofilmographie
Né au Burkina Faso, Idrissa Ouedraogo est diplômé de l'Institut africain d'études cinématographiques de Ouagadougou et de l'IDHEC à Paris. Après avoir réalisé plusieurs courts métrages salués par la critique dans les années 1980, il met en scène son premier long métrage, Yam Daabo, le choix en 1987. Couronné par le prix Georges Sadoul, ce film poursuivit sa carrière dans divers festivals et en particulier à la Semaine de la Critique de Cannes, en 1987. Ses deux films suivants, Yaaba (1989) et Tilai (1990 Prix du jury a Cannes) connurent un triomphe international. En 1992, Samba Traore remporte l'Ours d'Argent au festival de Berlin ; Le Cri du Coeur fut projeté en compétition officielle au festival de Venise en 1994, tout comme Kini et Adams à Cannes en 1997. En 2003, Idrissa tourne La Colère des dieux , une réflexion sur le pouvoir et la pénétration coloniale présenté au FESPACO.
samedi 12 juin 2010
Enfants du pays / Bugaled ar vro

Bretagne
Carhaix
Gouel ar bugaled / Fête des enfants
Photographie: Christine Le Moigne-Simonis
Pour Rozenn et Gaëlle
Ô ma terre sanctifiée
par d’antiques miracles
où les saints arrivés
sur des vaisseaux de pierre
ont conquis à jamais
la crête des nuages
terre sacrée où le vent
glissant sur l'ossuaire
incline ses bannières
dans les yeux des enfants
©José Le Moigne
Plourarc’h
6 juin 2010
dimanche 6 juin 2010
Tan fè tan...

Des rapports infertiles
Épandus un à un
Limaces missions sans issue
Trop de bouchées à perdre de terre en tergiversations
Juste le temps de livrer ciel et terre aux pesticides
De brandir une dérogation exemplaire
Histoire d' émasculer l'' ennemi minuscule
Grands et petits becs verseurs de poison
Ingénieurs ag-rudimentaires
Boni-menteurs apathiques
Mal versent subventions à tort à travers au mépris du ... décor
Pour qu'y croasse à l' aise l' herbe amorphe qui plie l' échine
A chaque coup du vent complice
Des mornes stériles consternés
Le temps s' ingénie à l' ingénue réflexion
Afin qu' ainsi soit-il le poison volubile
Trace grimaces détresse et déboires
Le temps ce génie se désaltère sous l' oeil d' un parasol négligé
Tandis qu' aux tables des Petites Antilles s' invitent
Mal et fils directs
D' une paraît-il potion magique...
Il prospère le cancer vil
Rampe en secret taire sous la table
Sous la nappe frénétique
De patte en patte la banane éjacule
Filaments putrescents sur les flancs innocents
Des rivières fluettes
Souillant leurs lits candides au grand dam de la mer
Tan fè tan, tan kité tan
Temps de nausées vagabondent
De génuflexion en génuflexion
Le temps perd la saison du bon sens
La bonne fée
Chlordécone...
Jusqu' à quand ?
Jocelyne Mouriesse
jeudi 3 juin 2010
Peut-être

Martinique
Habitation Céron
Photographie: Christine Le Moigne-Simonis
Peu-être
la soie et le velours
obscènes des uniformes
affleurant des charniers
Alors
qu'importe le nom de la bataille
et le lieu du combat
qu'importe s'il ne se déroula
qu'au plus profond de moi
si chaque geste de ma main
chaque clignement de mes paupières
expose ses ors et ses sanies
à la face du monde
©José Le Moigne
Plourarc'h
2 juin 2010
mardi 1 juin 2010
Echo

Martinique
bananeraie près de Saint-Pierre
Photographie Christine Le Moigne-Simonis
Si frêle soit l'écho
dont la main de poussière
oblitère la nuit
serais-je ce vagabond
aux gestes chiffonnés
et à la voix traquée
ou encore ce serpent
tronçonné par la houe
sous la margelle du silence
©José Le Moigne
Plourarc'h
1 juin 2010
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