Á travers corridors anonymes
et ruelles aux noms bizarres
elle parvint à grimper
sur les hauteurs de Pétionville.
Aujourd’hui
pathétique péripatéticienne
rescapée du dernier séisme
elle porte entre ses jambes
dans ses entrailles labourées
des kilomètres de trottoirs
et des cargaisons d’humiliations.
Elle a déjà traversé la vie
de périls nocturnes
en péripéties d’abîme.
Il faut marcher très tard
en plein mitan de la nuit
pour frôler sa solitude
et sa douleur inépuisable .
C’est l’Immortelle de Mackenzy Orcel.
C’est la Nedje de Roussan Camille.
C’est une « Jeunesse » éparpillée
déboussolée déconcertée
gaspillée sacrifiée
mutilée massacrée
par les horribles vents d’une hypothétique modernité.
Paradoxalement on l’appelle « La Fraîcheur ».
Frankétienne
Blog dédie au poète Aimé Césaire notamment à son oeuvre, sa poésie et collectant les articles qui ont été publiés sur ce grand homme martiniquais
lundi 24 juin 2013
Toute la moelle du hasard
Toute la moelle du hasard
se retrouve dans l’intensité
du regard que nous projetons
sur l’Univers et sur nous-mêmes
en perpétuelle fusion interactive.
Et la sève du destin
circule de manière continue
dans nos rêves et nos paroles
qui reproduisent les formes
et les gestuelles de nos corps
dans l’infinie spirale des clartés et des ombres.
Frankétienne
se retrouve dans l’intensité
du regard que nous projetons
sur l’Univers et sur nous-mêmes
en perpétuelle fusion interactive.
Et la sève du destin
circule de manière continue
dans nos rêves et nos paroles
qui reproduisent les formes
et les gestuelles de nos corps
dans l’infinie spirale des clartés et des ombres.
Frankétienne
Tu es le SOUFFLE !
Tout se casse
tout se brise
au milieu de la malpasse.
Comment pourras-tu flairer
l’essence des fleurs qui s’envolent
si tes gestes se dispersent
au tourbillon des vents fous ?
Rallume ton être
ton corps entier
au flux de ta mémoire.
Tu es déjà
le café que tu savoures
la chair que tu touches
le parfum que tu respires.
Tu es la VIE !
Tu es le SOUFFLE !
Frankétienne
tout se brise
au milieu de la malpasse.
Comment pourras-tu flairer
l’essence des fleurs qui s’envolent
si tes gestes se dispersent
au tourbillon des vents fous ?
Rallume ton être
ton corps entier
au flux de ta mémoire.
Tu es déjà
le café que tu savoures
la chair que tu touches
le parfum que tu respires.
Tu es la VIE !
Tu es le SOUFFLE !
Frankétienne
samedi 22 juin 2013
Colibri
Méandres
Je donne acte à la pluie
de ses propres désordres
l’épaisseur d’un mot
suffit à celer l’heure
aux méandres du vent
l’horloge s’ouvre les veines
©José Le Moigne
Belligné
27 avril 1993
jeudi 20 juin 2013
Voyage
Il y a l’amour
Nos corps l’un à l’autre arrimés
Nos corps en ascension
En quête d’une étoile
Il y a l’amour
Nos corps repus
Mais se cherchant encore
En une inextinguible soif
Puis vient la paix
Cet instant du silence
Où nous frôlons les franges
De l’Eternité…
Nicole Cage
lundi 17 juin 2013
Déclinaison du feu
1
Venu si tard
nouer les fils
cet homme
le regard détruit
libère des colombes
au dessus du brasier
2
Le pays calme
n’existe pas
seule la mer a pouvoir
d’enchâsser l’horizon
3
La fibule
non plus
n’appartient à personne
ni à la pierre
ni aux colombes
peut-être
par instant
aux marges des lagunes
4
La nuit
le laurier laisse
un peu de sa fragrance
sur le chanfrein des loups
5
Cet homme
au dessus du brasier
ne posséda jamais
ni rîtes
ni saisons
6
Au-delà des tracées
c’est le règne des mains
l’enclave de la haine
l’escarbille des yeux
7
Cet homme
n’a plus le droit
de se tromper d’étoile
ni de roseau
ni de guitare
8
Anthurium à la main
il serpente le soir
vers l’office des mornes
9
La décharge du cri
n’atteint pas les nuages
cet homme
poursuit les lunaisons
au-delà des mangroves
10
ça veut dire quoi
l’angoisse du parler
ne pas craindre surtout
les ondes de retour
11
Rien d’autre
ah oui
le froid aussi s’enterre
dans l’ombre des roseaux
12
Dans le craquellement
des mouettes de labour
on retrouve l’empreinte
des clôtures brisées
13
Il remonte la dune
cet homme
portant en lui
l’abrupt témoignage
des saisons refusées
©José Le Moigne
Raisme-Valenciennes
5 février 1993
(inédit)
Inscription à :
Articles (Atom)
Pour Anicia
Avec bien plus de courage qu’humainement possible Bien plus d’entêtement de fougue et de foi Qu’humainement supportables Avec bien plus ...
-
Allocution de Patrick Chamoiseau. Réception du Prix de l’excellence à vie au Center For Fiction de New York. 10 décembre 2024. L’écrivain is...
-
Petite découverte d'un carnaval de renommé internationale au Venezuela... Au Venezuela c'est comme au Brésil il y a plusieurs types ...
-
Édouard Coradin, dit Yvandoc, né en 1906 et mort en 1984, était un poète et homme de lettres, mais aussi une figure de l'histoire et d...



