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mardi 10 mars 2020

Les mânes et les ombres


J'affectionne cet espace-temps, ce moment du jour où les ombres dansent, cet intervalle plus que propice aux rêves et où la muse inspire le poète.


J'ai fait de la nuit ma prédilection, c'est l'instant où je converse avec mes intériorités et les âmes vagabondes .

Parfois, j'entends les chuchotements des esprits qui ne savent qu'ils sont morts, je perçois leur cheminent dans mes alentours, ils ne s'éloignent guère du lieu de leur trépas, voisinant avec l’incompréhension de leur sort.

Les siècles passent pour certains, et ils sont toujours dans l'attente de leur délivrance, la fin de cette errance.

Ces mânes auraient besoin de prières, de nos oraisons et d'actes consacrés, car ils sont tellement seuls dans nuit.

Evariste Zephyrin

mercredi 26 février 2020

Parenthèse printanière


Vaille que vaille, dans toute cette morosité et ces désagréments nous avançons dans ce monde désenchanté d'un pas incertain, confronté que nous sommes à la folie, à la laideur, à l'obscurcissement ou l'obombrement de l'âme de l'Homme peccamineux, qui ne prospère que par la destruction et la mort ; pourtant, chaque jour, Dieu nous rappelle à la beauté du monde.

Evariste Zéphyrin

mercredi 8 mai 2019

La nuit


Dans la nuit luneuse, je suis seul avec l'astre lumineux qui accompagne mon chemin, et les lumières blafardes éclairant les halls rappellent que la vie tapie derrière les portes et fenêtres closes se déploie, que des drames se nouent, que des corps s'enlacent ou que des silences se fassent ouïr.

Et sous la protection de la déesse, je continue mon chemin, délaissant à chacun sa voie, je m'enferre plus fortement dans mes pensées et entame un dialogue avec moi-même, me projetant dans des ailleurs lointains.

A l'inverse du poète, je ne suis un homme de terminaison, mais un voyageur.


Evariste Zephyrin

jeudi 7 septembre 2017

Délestage, orage, délestage...

Sors ta lampe tempête, ta bougie, ta lampe à huile, et sur les murs de ta maison tu verras de joliesses ombres danser et chahuter, tu entendras aussi la musique de la nuit et ses silences inquiétants si tu tends l'oreille à la fenêtre. Pour désennuyer ces désagréments, tu te fais un riz au lait ou une petite farine de maïs, un bon livre ou un "ti jeu" en famille, ils accompagneront le moment et tu apprécieras toute la belleté du soir, toute l'émotion qui sourdait en toi remontera au fur et à mesure que le serein s'estompera pour laisser place à la nuit d'après cyclone.
Evariste Zephyrin

La foi

Les hommes  se réalisent dans leur foi, je suppose, tout comme les athées se réalisent dans le rejet d'une puissance divine, et les lucifériens dans l'adoration de leur prince des ténèbres.

La foi et la ferveur est au-delà de la raison et de la logique, toutes les grandes civilisations se sont construites à travers et autour d'un mythe religieux et des pratiques d'adoration d'une ou de plusieurs divinités.

Tous les peuples se sont dotés d'ancêtres mythiques, le plus souvent s'appropriant un être divinisé comme père de leur lignée, le "peuple élu" est le plus enclin à revendiquer cette paternité, et les plus actifs pour imposer leur ordre et leurs vues au reste du monde sont ceux de la lignée mahométane.

Les Japonais de la lignée impériale ont symbolisé le leur dans le drapeau nippon (Amaterasu) la grande déesse, la déesse du soleil .

Les peuples africains à travers le culte des ancêtres ne sont pas en reste.

Il faut comprendre, sur cette terre il n'y a pas d'hommes qui ne croient, croire est un besoin, il n'y a pas d'hommes qui n'espèrent, car l'espérance est consubstantielle à l'humanité. 

Alors laissons les hommes à leur humanité !


Evariste Zephyrin

lundi 29 septembre 2014

Un matin calme


La nuit s'en est allée avec ses rêves et le jour éclot d'un matin calme.
Dans le ciel embrumé, le soleil s'est caché dans les nuages blanchâtres.
Le lac majeur entre montagnes et plaines semble encore endormi,
sa surface bleuie se nuance de gris, les eaux du lac chatoient ses reflets,
comme voulant multiplier ses facettes et son attrait dans un matin calme.
Le vent ne s'est pas levé, pas encore, celui du nord est attendu...
Dans ce matin calme, dans ce matin immobile,
pas la moindre palme ne crépite ou ne valse sur son stipe,
pas la moindre feuille ne vole ou ne danse sur sa branche.
Le vent ne s'est pas levé, pas encore, le vent du nord est attendu.
Dans le jardin, la blancheur de la brume vaporeuse se viride.
Dans ce matin calme, les oiseaux matineux conversent et chantent.
Le corbeau émet trois croassements, bousculant le matin, puis se tait.
La mésange charbonnière zinzinule, le rougequeue gringotte et trille.
Dans les herbes, les criquets, les grillons et les autres insectes stridulent.
Dans les fleurs, les infatigables abeilles sont déjà à la récolte,
les camélias d'automne bourdonnent de vie, les abeilles la visitent.
Dans le lointain, j'entends venir le grondement des voitures,

comme l'amorce du matin qui s'éveille aux tumultes  de la vie,
Puis ce sont les cloches des églises qui sonnent.
Le matin calme est révolu, le temps de l'homme et du bruit est venu.
Evariste Zephyrin  

lundi 10 mars 2014

En ressouvenance


Un parfum déjà respiré sur son corps, une musique croisée dans la foule, un lieu déjà parcouru et voici mes souvenirs qui me ramènent à une femme. Soudainement, j'entends ses rires cristallins qui transcendent le temps, éclipsent le passé et bousculent mon présent, puis c'est au tour de son sourire de résonner devant mes yeux, de grossir jusqu'à exploser en émotions fougueuses. Me voici en réajustement de rémanences, de réécriture d'occasions cannibalisées par ce temps qui crée la vie et la mort, mais pour l'heure, en me ressouvenant d'elle, je balle mes rêves, mon âme danse.

Evariste Zephyrin

samedi 26 octobre 2013

A l'automne de la vie


Il pleut, le temps du dehors est moribond, la lumière a chu, et donc voici venu le moment des grandes peurs ancestrales, l'automne cette saison qui effrayait les peuples anciens, qui m'inspire mais dont je n'affectionne, si ce n'est l'émotion que me procure les couleurs de cette nature s’apprêtant à la dormance, je ne peux que me compassionner en assistant à cette longue agonie de la vie, de ce cycle qui se répète depuis le commencement du monde...

Après la joie de l'été, c'est la mélancolie de l'automne qui nous gagne, la lumière est sur son déclin, la vie tout autant, et voilà qu'autour de moi, j'apprends les décès de trois personnes, la mère d'un amie d'enfance qui habitait dans mon quartier et qui nous a quitté à 67 ans d'une crise d'asthme, une voisine âgée de 58 ans emportée par un cancer, et la femme d'un cousin décédée d'un cancer du foie à l'âge de 52 ans...

La mort n'est chose qui m'effraie, d'ailleurs comme tout ceux ayant vécu une mort imminente et vu la lumière, mais un phénomène qui me conforte à faire ce que j'ai à faire, vivre dans le respect de l'autre, de la nature, sans toutefois m'embarrasser des déplaisirs ou des désagréments de la vie, ni donner un point de fixation aux contrariétés dans mon existence...

On est là pour un temps, faisons de ce laps qui nous est dévolu un chef d'oeuvre, telle est ma conception de la vie.

Evariste Zephyrin

dimanche 15 septembre 2013

Le chant du temps : la pluie

Vue depuis un des quais du Malécom sur le chouval bwa (manège)
Si à Paris mai cousine avec novembre, en Martinique il en va de même, on pourrait croire que le soleil joue à cache-cache avec la pluie,  cinq minutes de soleil puis deux de pluie,  et ainsi de suite pendant toute la journée, les deux comparses dansent et jouent  à   saute-mouton  sous un ciel gris et des nuages bas.
Au fond les pitons du  ou les mornes du ?


L'air est saturé d'humidité, une humidité qui vous colle à la peau et vous rend poisseux. Ce temps hors saison fatigue et  n'incite à sortir ni à entreprendre, on se cantonne chez soi, on s'occupe comme l'on peut, d'autant que l'alizé souffle un vent plus glacé que d'habitude. Certaines me disent qu'il fait froid, cela pourrait prêter à sourire, vu à la latitude où nous nous trouvons, mais autour de moi,  des personnes s'attifent de petites laines, d'autres  s'affublent de blouson ou de veste voire  s'accoutrent de bonnet  d'hiver.


Fumeurs de cannabis
De ce temps illisible, presque incompréhensible, ma tante y voit la fin des temps. Je ne m'évertue  à lui expliquer, que climat subit les contrecoups de la baisse d'activité du soleil, nous sommes confrontés à un phénomène cyclique et naturel, car  il m'est amusant de les entendre maugréer contre la terre entière, récriminer contre les dépravations des uns et des autres : ne nous en sommes-nous pas à marier des hommes et des hommes, des femmes et des femmes ? 

Pour ces vieilles personnes ce sont les péchés de l'humanité et la mauvaiseté de l'homme, encore plus du nègre,   qui nous précipite vers cette fin des temps.
Les tourterelles se protègent de la pluie
Nous sommes aux derniers jours, le temps du jugement approche !

Malgré les exhortations à ne rien entreprendre, les sollicitations à rester au lit, je suis quand même sorti, un petit tour sur le bord de mer afin de m'insuffler l'âme des gens, de m'animer de l'âme du pays.

Le quai
Sur le premier quai en partant du canal Levassor,  des petits groupes  se sont formés, toujours les mêmes personnes qui les composent, des hommes sont à refaire le monde, ça parle de tout et de rien. 

Ce soir nous avions un grand grec,  un historien, il racontait aux autres l'épopée de Clovis et  du vase de Soissons, des généraux romains,  de Jules César, et j'en passe...

Un malpropre : un pisseur !

J'ai aussi revu la jeune femme de la dernière fois, celle en peine de cœur qui pleurait de tout son soul,  cette fois-ci elle était en joie, rieuse et amoureuse, collée à son petit ami...

La jeune fille
Sur le second quai, les passagers attendant les navettes se dirigeant  vers les Trois Îlets.
En face, les voyageurs qui attendent une navette maritime
Le dernier quai, est la tanière d'une jeunesse divagante, je préfère éviter le contact de ces jeunes  dont la principale occupation est de fumer et vendre de la drogue  au vu et au sus de tous.

L'alizé souffle, sa froideur me cingle le corps, je me dis que la petite laine dont je me moquais naguère  serait la bienvenue. 


Le quai on  s'accoste les paquebots de croisières
Je regarde et scrute ce qui m'environne, peu de pêcheurs à braver l'interdiction de pêche dans la baie des Flamands à cause de la pollution au chlordécone,  dans le ciel  des frégates tournoient, d'autres sternes les rejoignent. A mes pieds, une tourterelle chasse une « colombe », plus loin un zagayak (petit crabe) téméraire, s'approche de moi pour manger les miettes de mon gâteau...

Le  crépuscule s'annonce, mais point de coucher de soleil ou de ciel en feu, la nuit vient tout simplement. Au pied du quai des poissons sautent pour échapper à un prédateur. Et voilà que le vol d'un oiseau me surprend, il fait nuit, un kayali se pose sur  les bords du quai, je le photographie et retourne à mes contemplations de la nuit.

Il n'y a pas foule sur le Malécon (Bord de mer), les gens se sont raréfiés comme la pluie à la saison du carême, les commerces en pâtissent,  ils sont désertés, les bars vides comme les poches de la déveine, dans les restaurants les tables esseulées côtoient des serveuses au sourire rare.

La nuit chemine, l'heure de regagner mes pénates s'amorce, j'avance  dans la ville, la pluie survint, je m'abrite dans le snack Elizé en face de la Savane,  commande  un menu  madras et un jus de prune de cythère. 

Sainte Thérèse, un quartier de Fort de France
La pluie cesse,  de retour  à la maison, je suis accueilli par le chant des petites grenouilles, un chant plus dense que d'habitude, elles fêtent la pluie.

Evariste Zephyrin
texte et photos

jeudi 5 septembre 2013

Les Lampadaires


Les lampadaires éclairent le soir, lorsque le ciel se rubéfie et que la nuit succède au jour. C'est une nouvelle inspiration qui naît dans l'instant, une nouvelle magie qui ensorcelle et vous inscrit dans son humeur...

Evariste Zephyrin

vendredi 9 août 2013

Le crépuscule

photo de Christine Lacaille
Dans l'agencement du monde, les douze heures du jour ou de la nuit sont filles de Cronos (dieu du temps), et quand vient le crépuscule, la déesse (Dysis) se fait alchimiste, elle aurifie le ciel afin d'attraire nos yeux, sans doute en préparation du prodige de la nuit, qui s'annoncera pour d'aucuns magique...

Evariste Zephyrin

dimanche 9 décembre 2012

Espoir




Fraîche comme un matin en plein midi
comme une aube à l'aurore,
comme un souffle expirant une trace de vie,
comme une étoile rivalisant avec un soleil
je recherche une émotion qui m’éblouit
un corps sur lequel je m'arc-bouterai.

Evariste Zephyrin

lundi 12 novembre 2012

Parole


Trop nombreux sont ceux et celles à penser que leur réalité est celle du monde, que leur regard embrasse la totalité du monde.

Evariste Zephyrin

dimanche 21 octobre 2012

Le jour


De la pierre qui s’endort, 
A l’odeur du pain qui monte du four,
De la grenouille qui chante dans le noir,
Et la nuit s'assoupit.

De l'aube qui s'offre à la rosée matineuse
Du merle qui chante dès le point du jour  
Avant même, que ne bruissent les rumeurs des pas
Dès lors que le matin s’élève.

La vie déploie son soleil au zénith
La lumière explose dans le ciel
Midi croule sous la chaleur
Les ombres dansent dans les rues. 

Les heures s'affolent, le ciel rougit
Il est temps que l'aurore s'invite au jour,
Quand le soleil s'en va chuter dans la mer
La foule se presse, les gens se rapprochent.

Encore demain en rupture.

Evariste Zephyrin





jeudi 11 octobre 2012

L'automne


Le temps est laid, il pleut, il pleuvine, il bruine, il crachine, il pleuvote. J'ai le sentiment que le ciel a décidé de dégoutter son amertume,  du coup il enlaidit le temps et attriste la saison. 

 Pour l'heure l'automne n'a pas de couleur, il est juste triste.


Evariste Zephyrin

dimanche 9 septembre 2012

Pour mes 50 ans


Me voilà franchissant la barre symbolique de la cinquantaine, étrennant mon entrée dans le cercle des personnes du troisième âge.

Barbe blanche et cheveux blancs me siéent désormais, la sagesse censée m'accompagner à l'automne de ma vie.

Me voilà fagoter pour un chemin décennal devant me conduire vers la soixantaine.

Je me retourne et me dis : - hier encore j'avais vingt ans.



Evariste Zephyrin

vendredi 3 août 2012

Le cyclone


Les bougies, les conserves, l'eau, en prévision du cyclone, serions-nous dans l'oeil, calme ou dans la violence des marges... 

La lune, toujours belle quoique voilée, inquiète. 

Et à la saison des cyclones, le soir, l'odeur entêtante du bay rum envahit  les chambres, il faut frictionner les loupiots, de peur qu'ils ne prennent "frette". 

L'inquiétude marque les visages, les grenouilles musiciennes se sont tues,  la nuit se fait silence, dans l'attente des grands vents....

Nous sommes les enfants de la catastrophe, les cyclones ont façonné notre âme et nous ont fait grandir.

Evariste Zephyrin

lundi 18 juin 2012

Le temps et ses frasques







Ici le temps est couci-couça, il ne fait ni très chaud ni très froid, les températures  sont agréables sans être fraîches,  mais le manque de lumière insupporte et attriste ce jour, pourtant le ciel est blanc, on a l'impression que  les nuages font barrage aux rayons du soleil, encore un jour  qui s'annonce sombre et sans entrain.

Rien dans l’atmosphère  indique que nous sommes à la fin du printemps, encore moins à l'amorce de l'été, tant ce temps incertain  me semble hors saison. 

Le fleurissement printanier n'a rien eu d'exaltant, très en deçà de l'habituel saisonnier.  

Dans les parcs et les allées  des abords, les robiniers faux-acacias ne nous ont gratifiés  de leurs abondantes  grappes de fleurs blanches, ni odoré l’air, leur floraison  fut somme toute  d’une relative discrétion.

 Sur les talus de terre, dans les espaces  en friche  où les fleurs des champs trouvent refuge  pour échapper aux pesticides, là où jadis je voyais des imbrications florales et des cohabitations végétales, quelques rares coquelicots esseulés offrent leurs pétales au vent.

Le printemps se termine sur une panne de fleuraison  et une abondance de pluie, qui favorise  la pousse des herbes, des graminées sauvages et autres plantes rudérales, offrant à mes alentours des pelouses  verdoyantes  et un paysage viride et humide.

Evariste Zéphyrin

   

dimanche 3 juin 2012

Une nuit orageuse



Bonjour ***

Merci pour la pensée, j'espère que ta nuit fut agréable et belle, la mienne a été agitée à cause des orages, je pensais que nous avions fini avec les giboulées de mai, mais il semble  qu’en juin, ce sont les terribles orages du midi, qui ont migré en région parisienne.

Cette nuit vers 2 heures du matin, il y eut des éclairs, du tonnerre et de la pluie. Les éclairs zébrèrent  le ciel et éclairèrent la nuit, puis il tonna avec une rare intensité, faisant monter en moi quelques sentiments d’inquiétudes, en fait j'eus peur, quand un coup de tonnerre fit trembler l’immeuble, je me sentis subitement redevenir enfant et plongea dans les draps comme voulant me protéger ou me faire tout petit comme un enfant en faute.

Mais, ma curiosité l’emporta  et j’allais à la fenêtre admirer ce déferlement de la nature, je vis la  rue en bas de la maison inondée, elle  débordait, les quelques voitures qui roulèrent à ce moment, le firent au ralenti mais cela n’empêchait pas que leurs roues projetèrent des gerbes d’eau de part et d’autres de la route.   J'eus comme l'impression de me retrouver aux Antilles face à un gros orage tropical.

Je retournais dans ma couche, après avoir échoué à immortaliser cette nuit avec mon appareil photo, une résolution trop faible, puis, je n’eus pas le réflexe d’en faire une vidéo. 

Quelques minutes plus tard, un coup de tonnerre tonitruant retentit, je me levai du lit, me rendis à nouveau à la fenêtre voir si la foudre était tombée sur un bâtiment des alentours, après avoir scruté les environs, je ne vis rien et  conclus qu'elle est tombée dans la forêt voisine.

En tout cas, pendant cette nuit le ciel  sembla se déchaîner,

Ce matin, le temps est fade, le ciel gris souris, un brin de vent fait faseyer les peupliers qui font face à ma fenêtre, et il fait relativement chaud, j'ai le ventilateur allumé.

Je te souhaite un bon après midi et une bonne fête des mères.

Je vous embrasse.

Evariste Zephyrin,

jeudi 12 janvier 2012

Déclin, poésie d’Évariste Zephyrin

Déclin

Le fleuve dessine ses motifs 
L’eau comme en miroitement 
Reflète des lumières. 

 Un soleil sanguin au loin se couche 
La nuit déjà s’approche.

Evariste Zéphyrin

Pour Anicia

  Avec bien plus de courage qu’humainement possible  Bien plus d’entêtement de fougue et de foi Qu’humainement supportables  Avec bien plus ...