lundi 6 décembre 2010

Un jour de fin d’automne


Et voilà que la neige floconne. Des gens emmitouflés se dépêchent d’avancer le long des trottoirs, dans l’arrêt de bus les visages se renfrognent, le temps n’est pas gai, voire il est laid.

Depuis ma fenêtre, je regarde la neige tomber. Il neige dru, mais les températures se sont réchauffées, la neige ne tient pas.

Sur la droite, les deux bouleaux adossés aux parkings sont toujours feuillus, ils arborent des teintes fauves ou des couleurs rouilleuses, alors que tous les arbres des alentours sont pratiquement défeuillés, sauf les pins dont la viridité, la verdeur éclate dans la sombreur matineuse, triste et sans allant.

Ce jour d’automne semble sans désir, le jour est comme en décomposition, sous les arbres les feuilles mortes s’amoncellent.

Evariste Zéphyrin

mercredi 1 décembre 2010

L’hiver s’invite



Il fait un froid polaire, il neige à gros flocons pourtant nous sommes encore en automne, les arbres sont encore, pour quelques-uns feuillus et  le sol  couvert de feuilles mortes.

En se promenant dans le parc, je m’aperçois que les pins puisent leur force de ce froid, ils sont majestueux, plus campés et plus droits que d’habitude, l’hiver révèle leur beauté.

Le silence règne, les lapins sont dans leur terrier, ici et là une corneille sur la pelouse, un corbeau qui plane et une autre juché sur un grand arbre qui craille, son cri résonne  dans cette immensité glacée.

Il fait sombre, nous n’avons encore la lumière hivernale, celle qui se réfracte sur la neige et illumine, nous n’avons encore les couleurs nivéales,  les couleurs et le ciel sont  encore à l’automne.

Evariste Zéphyrin 

mardi 30 novembre 2010

L’automne en dormance

A la verticale de l’équinoxe
L’automne se fixait droit-dressé
Comme une couronne sur la tête d’un roi gisant
La lumière pâle  perçait les nuages blancs

Et le vent s'accompagnait de bruine et de brouillard
Et les feuilles  de l’érable rouge carminaient le chemin
Le ginkgo s’ocrait  et le platane rubigineux s’offrait.

Au-dessus
L’esprit
S’infinissait
d'une humeur languide

Les arbres  nus s’alignaient comme des régiments en marche
Sur la place la fontaine versait son eau dans les bassins

Et quand le soir venait
Au-dessus, les étoiles s’allumaient
le ciel s’éclairait
Dans la nuit où les nuiteux allongeaient le pas.

Et à la verticale de l’équinoxe
L’automne s’enracinait
La terre capturait  la graine
Les ciels tristes ravissaient la lumière

En-dessous,
A l’horizontale de l’équinoxe
La déesse scellait la vie
Le silence et les innommés
Au cœur du gouffre
La vie s’endormait

L’automne nourrit les regrets de l’été
L'automne et sa mélancolie chagrine
L’automne est là avec son immense souffrance


Evariste Zephyrin
28/11/10

mardi 23 novembre 2010

Le Figaro - Flash Actu : Les Casques bleus népalais restent en Haïti

"Haïti : les soldats népalais restent
AFP
22/11/2010 | Mise à jour : 21:54 Réagir
Les Nations unies ne retireront pas les soldats népalais chargés du maintien de la paix en Haïti, malgré les accusations selon lesquelles ils seraient à l'origine de l'épidémie de choléra qui a fait plus de 1.300 morts, a indiqué l'ONU. 'A l'heure actuelle, il n'est pas prévu de les retirer', a assuré à l'AFP Tony Banbury, secrétaire général assistant pour la planification, interrogé sur l'avenir du contingent népalais d'un peu plus de 1.000 soldats et policiers.

Les Casques bleus népalais ont été placés sous protection spéciale depuis le début de manifestations la semaine dernière contre leur présence dans le centre et le nord du pays, à la suite de rumeurs selon lesquelles ils auraient transmis la bactérie du choléra. La mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) a qualifié ces accusations de 'malveillantes'. 'Le pays souffre, il y a des gens qui meurent. Il est naturel que les Haïtiens veuillent connaître la source' du choléra, a souligné M. Banbury, qui a été étroitement associé à la mission de l'ONU en Haïti depuis le séisme dévastateur de janvier qui a fait 250.000 morts.

'Mais nous ignorons' l'origine de l'épidémie et 'les épidémiologistes indiquent qu'il est difficile de la déterminer. Plusieurs experts très professionnels s'orientent dans des directions très différentes', a-t-il ajouté. 'Nous devons nous concentrer sur la réponse (au choléra), même s'il est important de savoir d'où il vient', a-t-il ajouté.

'La crise est vraiment grave et les vrais chiffres des morts sont significativement plus élevés que les chiffres diffusés. Il y a plus de morts que ce que nous savons et davantage de gens contractent' la maladie, a-t-il observé. Les porte-parole de l'ONU ont souligné que des tests effectués dans le camp des Népalais avaient tous été négatifs.

– Envoyé à l'aide de la barre d'outils Google"

Le Figaro - Arts Expositions : Envoûtants royaumes d'Angola

"Avant la colonisation, de nombreux peuples d'Afrique équatoriale avaient développé des arts de cours extrêmement raffinés. Rappel d'un âge d'or mal connu.

Avant la traite négrière, la colonisation et les guerres civiles, le territoire de l'actuel Angola était structuré en une mosaïque de royaumes fort raffinés. Leurs peuples - les Chokwe, Kongo, Lwena, Lwimbi, Mwila et autres Ovimbundu - formaient un univers complexe, aujourd'hui encore très mal connu. Spécialisé dans les arts africains, anciens et contemporains, le Musée Dapper en présente quelques magnifiques vestiges, expression d'un apogée. Coiffes et coiffures, masques de rituels de passage à la vie adulte, tabatières et pipes, hauts de sceptres finement sculptés, lances et glaives d'apparat, trônes piquetés de têtes de laiton, statuettes aux formes tantôt épurées, tantôt expressives, inquiétants fétiches à clous… Cette sélection, établie à partir du fonds maison mais aussi de collections privées et publiques, de Luanda à Lisbonne, de Genève à Leyde, témoigne d'une inventivité plastique étonnante. Ceux qui déclinaient à l'infini les rites de fertilité, évoquaient dieux et ancêtres, ou contribuaient au prestige de cours puissantes, n'ont pas laissé de nom. Reste leur génie. Une force envoûtante. Une magie qui semble encore palpiter dans ces concrétions de bois précieux, de fibre végétale, de peaux et d'os d'animaux et de coquillages. Étonnants objets qui, tous, transforment la nature pour mieux la chanter. En regard, le musée expose quelques œuvres d'un des plus grands artistes angolais d'aujourd'hui, Antonio Ole. Ses assemblages anthropomorphes de tôles rouillées, de crânes et de pièces de fusils sonnent comme un requiem. Les ombres d'un âge d'or.

Mi-saint, mi-idole, une statuette ambiguë

L'évangélisation des populations se met en place dès 1482, quand les Portugais atteignent le fleuve Congo. Et les campagnes de destruction d'« idoles » connaissent une ampleur considérable sous Alfonso Ier (1506-1543). Pour ne pas disparaître, les croyances autochtones empruntent alors les chemins du syncrétisme. L'exposition montre ainsi un bois représentant saint Antoine tenant sur le bras l'Enfant Jésus, à la manière des statuettes féminines kongo.

Angola, figures du pouvoir, Musée Dapper, 35 bis, rue Paul-Valéry (XVI e ) Tél. : 01 45 00 91 75. Horaires : tlj. sauf le mar., de 11 h à 19 h jusqu'au 10 juillet. Cat. : Dapper, 308 p., 34 €.

– Envoyé à l'aide de la barre d'outils Google"

lundi 22 novembre 2010

Angola, figures de pouvoir

C'est une première : le musée Dapper présente de remarquables œuvres des arts d'Angola. Un univers fascinant, un ensemble artistique rare. A découvrir.

Faisant partie intégrante de l'Afrique équatoriale, l'Angola a été un des premiers pays 'visités' par les Européens. En 1482, quand l'expédition mandatée par le roi du Portugal débarque dans l'estuaire du fleuve Zaïre, ce ne sont pas des 'sauvages' qui les accueillent, mais un royaume Kongo très organisé. Dans un premier temps, pendant plus d'un siècle, tout se passe dans un intérêt commercial mutuel. Mais avec l'arrivée d'autres colonisateurs, les conversions au christianisme, les luttes territoriales et la traite négrière, les relations s'enveniment. Pour les Kongo, c'est le repli vers la forêt, la désunion des tribus, la ruine des ressources. On survit comme on peut, mais avec les années se poursuit le culte des ancêtres basé sur le souvenir des ces années plus pacifiques, plus prospères. Et notamment sur le mythe du héros civilisateur, l'esprit de Chibinda Ilunga.

C'est lui qu'honorent nombre de statuettes et d'objets patinés en bois sombre finement ciselé présentés dans la première salle de l'exposition du musée Dapper à Paris.

Des représentations aux épaules larges, aux narines dilatées, aux yeux clos, signes d'un pouvoir aux aguets, accompagnées de sceptres sculptés, de trônes décorés, d'armes d'apparat, symboles d'une évidente autorité respectée par le peuple Chokwé. Venus de nombre de musées portugais (la puissance coloniale de l'Angola jusqu'à l'indépendance de 1975), mais aussi de musées belges et français (Dapper et Quai Branly), ces objets majeurs sont ainsi réunis pour la première fois.

Au premier étage, ce sont des figures d'autres tribus voisines qui sont mises en valeur, en particulier les redoutables 'Minkisi' des peuples Yombé, Woyo ou Vili. Il s'agit d'impressionnantes statuettes plantées de clous rouillés et de lames de fer dans un corps massif, parfois avec sur le ventre, un reliquaire fermé par un miroir sensé repousser le mal. Ces fétiches, très recherchés aujourd'hui par les collectionneurs car les missionnaires ont brulé nombre de ces pièces 'hérétiques', consituent une entité spirituelle intermédaire entre un individu et un sorcier, servant à protéger contre les dangers, les maladies notamment.

Sont aussi en vitrine, bien différents des pièces Chokwé du rez de chaussée car plus colorés, plus clairs, plus variés, des masques Ndnunga, des parures Himba, des figures de fertilité Mwila, des cadres culturels Holo, des tambours Zombo, des jarres Mbundu et quelques objets Kuluzu, croix utilisées avant l'invasion portugaise mais que les chrétiens ont transformés en crucifix décorés.

Visiblement, le musée Dapper , 'petite' structure privée spécialisée, ne se laisse en rien impressionner par le mastodonde institutionnel qu'est le musée du Quai Branly, le seul établissement dédié uniquement aux arts primitifs dans le monde. Avec ses140 pièces souvent exceptionnelles, cette exposition met à l'honneur un réel patrimoine artistique et culturel peu connu. A découvrir.


Jusqu'au 10 juillet, musée Dapper, 35 bis rue Paul Valéry, 75016 Paris, renseignements : www.dapper.com.fr. Très instructif catalogue de 308 pages, 34 euros.

– Envoyé à l'aide de la barre d'outils Google"

OYORO


OYORO
Nous avons le plaisir de vous convier à l'exposition du sculpteur Diadji Diop dans notre espace situé au coeur de Montmartre.
Le vendredi 26 novembre 2011 de 16H30 à 20H.
22 rue Durantin Paris 18ème
M° Abbesses (Ligne 12)
Tel: 01 53 28 29 02

Ce même jour, la rue Durantin sera animée par une série d’exposition impliquant Atelier d’artiste et galerie d’art.

Démarche artistique

. « Les questions d’identité, d’exil et de violence traversent les créations de Diadji Diop. Malgré des formes réalistes, il laisse vaquer son imagination pour créer des personnages qui apostrophent le spectateur. Le plasticien interroge les rapports humains, révèle les intériorités douloureuses, avec humour, force et parfois dérision. Il se garde de tomber dans le pathos. Un appel au dialogue, au partage, par-delà les frontières et les commerces de la haine. »


Pour information: Ce soir,  la boutique "OYORO" sera présent lors de l'émission prévue sur FRANCE 5

20:35 mercredi 17 novembre Magazine > DécouverteFrance - 2010
Durée : 50 min
Au sommaire : «Inspirer». Le style dit «africain» est revisité pour le plus grand plaisir de tous. Il ne perd pourtant pas la chaleur de ses couleurs qui font son caractère - «Décrypter



Pour Anicia

  Avec bien plus de courage qu’humainement possible  Bien plus d’entêtement de fougue et de foi Qu’humainement supportables  Avec bien plus ...